Curieux paradoxe donc. Faire l'éloge d'un film gore limite ultra-violent, bien que plutôt bon enfant (une histoire de mort-vivant pas bien méchante), tout en encensant la démarche critique et courageuse d'un intello qui fait de l'ultra-violence au cinéma pour dénoncer la violence au cinéma.
Je dois dire que je reconnais bien là une démarche intellectuelle et branchée assez désagréable. Dans les deux cas, rec ou funny game, on fait de l'ultra-violence et du pognon derrière. Bon, ok. Perso, ça ne me dérange pas. Mais ce qui me dérange, c'est de chercher à le justifier de manière hypocrite, sous une démarche soi-disant philanthropique, réfléchie et intello, censée culpabiliser le spectateur...
Mais faut-il juger l'arbre par l'écorce ?